( 25 mars, 2008 )

Madame Cafougnette se confesse.

La femme de Cafougnette va se confesser, et, toute honteuse, elle commence tout bas :- Pardonnez-me, M’sieur l’curé, j’ai fait un gros péché…

Monsieur le Curé n’entend pas bien :

- Parle haut, ma fille !

- Nan, M’sieur l’curé… par el’bas !

( 25 mars, 2008 )

L’enterrement de la femme à Cafougnette

In r’vénant d’ l’interr’mint de s’ femme Cafougette i bot avec ses confrères,
tout in buvant verre su verre, un d’ ses comorate sans busier à mal s’ met à canter !
Cafougnette comminche à suive l’exempe, i s’ met à crier comme un sourd !
Ses comorates veulent el faire taire…
- Ch’ n’est point l’momint :
In n’ cant’ point un jour d’interr’mint.

Mais non Cafougnette d’ pus belle
S’ restampe aussi fèl’ qu’eune jeune archelle…
Tindant s’ bras comme un orateur,
I cri’ chu qu’il avot d’sus l’ cœur :

- Ah ! aujourd’hui, j’ardéviens jeune.
J’peux canter, j’ peux vous in dire eune.
Ch’est l’ premièr fos qu’ jé m’ sus prom’né
Avec em’ femme sans disputer !

Traduction!:

En revenant de l’enterrement de sa femme Cafougnette bois avec ses confrères,
tout en buvant verre sur verre, un de ses camarades sans penser à mal se met à chanter !
Cafougnette commence à suivre l’exemple, il se met à crier comme un sourd !
Ses camarades veulent le faire taire…

- Ce n’est pas le moment :
On ne chante pas le jour d’un enterrement.
Mais non Cafougnette de plus belle
Se redresse aussi brusquement d’une personne très vive…
Tendant ses bras comme un orateur,
Il crie ce qu’il avait sur le cœur :
- Ah ! Aujourd’hui, je redeviens jeune.
Je peux chanter, je peux vous en dire une.
C’est la première fois que je me suis promené
Avec ma femme sans me disputer !

( 25 mars, 2008 )

Malin ch’ gros rojin ! 

Madame Cafougnette est en train d’endormir son petit garçon.

- Dors min p’tit quinquin, min p’tit pouchin, min gros rojin !
- J’ai pas fort invie d’dormir, Man !
- Allez, dors min tiot ! Y’est l’heure ! Ch’marchand d’sable i va passer !
- Bon, si ch’est cha ! Ch’est d’accord ! Mais té m’donnes 10 francs et pis j’dirai rien à Papa !

( 25 mars, 2008 )

Deux mécréantes à la confesse

Eune tiote cafougnette pour la route !


La fille de Cafougnette et sa voisine vont souvent retrouver deux galibots derrière le terril.
Elles profitent du passage d’un missionnaire à la paroisse pour aller se confesser.
La copine se dévoue pour passer la première et en sortant du confessionnal, elle se lave longuement les mains dans le bénitier.

- Pourquoi qu’tas fait cha ? Quo qu’i t’a dit ?
Demande à son amie
- J’ai dit que j’avos fauté ave em’min. alors i m’a de’l’ purifier din ch’benitier!- Mon Diu ! Dù que j’vas trouver un verre ? Parc’qu’il va m’obliger à faire des gargarisses !

Livre de Cafougnettes

( 25 mars, 2008 )

Cafougnette dins l’désert

Une compagnie de légionnaires sauve de justesse Cafougnette, exténué, qui s’était perdu dans le désert. Près du corps inanimé, ils ont trouvé une portière de voiture. Intrigués, ils questionnent Cafougnette quand celui-ci a repris un peu de forces.
Pourquoi y avait-il une portière de voiture à côté de vous dans le sable ?
Bin ch’est à mi ! Ch’est chelle que j’portos dins l’désert !Mais pourquoi vous embarrasser d’une portière ? C’est lourd et encombrant !

D’accord ! Mais vous n’pouvez pas savoir el’bien qu’cha faijot quand j’baissos ch’carreau pour avoir ed’l’air.

Traduction!:

- Pourquoi y avait-il une portière de voiture à côté de vous dans le sable ?
- Eh bien, c’est à moi ! c’est celle que je portais dans le désert !
- Mais pourquoi vous embarrasser d’une portière ? C’est lourd et encombrant !
- D’accord ! Mais vous ne pouvez pas savoir le bien que ça me faisait quans je baissais le carreau pour avoir de l’air.

Livre de Cafougnettes 

( 25 mars, 2008 )

Ché qui ch’père ?

Le petit garçon de Cafougnette arrive en courant au commissariat;

- Habile ! Habile ! Min père i s’bat avec un homme !

L’agent de police l’accompagne sur les lieux et lui demande :

- C’est lequel, ton père ?

- Justemint, ch’est pour cha qu’i s’battent ! Eux, i ne l’savent point !

 Livre de Cafougnettes

( 24 mars, 2008 )

Histoires de Cafougnette

Cafougnette par Guy Dubois

La vengance est un plat qui se mange avec des oeufs.

 

Cafougnette a l’habitude de manger chez sa tante le midi, depuis que celle-ci est veuve, afin de lui tenir compagnie.
Il est très intrigué, car depuis un mois à chaque repas, sa tante mange un œuf à la coque. A la fin, il lui demande la raison.
«Té vos, tiot, tin mononque i es mort, ch’n’est point qui avot trop saqué dins s’vie !
Ch’étot un fainéant !
I n’n’a jamais foutu eun’ ramée ! I étot mate d’aller !
Mais pour lever sin coeute i n’avot point sin parel !
Un boit sans soif !
Aussi j’l’ai fait incinérer et j’ai fait mette ses chintes dins ch’sablier, pour faire cuire mes œufs ! Ch’est pour cha que j’minge des œufs à chaque arpas !
J’artourne ech’sablier !
Té n’peux point savoir el’ plaisi qu’j’ai à l’faire ouvrer !

Traduction!:


Tu vois, petit, ton oncle est mort, ce n’est pas qu’il avait trop travaillé dans sa vie !
C’était un fainéant !
Il n’a jamais rien fait ! Il était fatigué à ne rien faire. (ou en se levant) !
Un boit sans soif !
Aussi, je l’ai fait incinérer et j’ai fait mettre ses cendres dans le sablier, pour faire cuire mes œufs !
C’est pour cela que je mange des œufs à chaque repas !
Tu ne peux pas savoir le plaisir que j’ai à le faire travailler !

( 24 mars, 2008 )

Cafougnette est un galaffe.

Un cop ,au fond de l’ fosse, ches comarates à Cafougnette i ont voulu li faire eun’ farce au momint de ch’ briquet.
Y in a un qui a mis eun’ balle d’revolver intre ses tartines.
Comme ch’étot un galaffe, Cafougnette i a tout avalé et i n’ont point rigolé du tout.
El’ lind’main, Cafougnette i arrife tout triste à l’ fosse et i crottent qu’i a mal digéré.
Sin copain li demande ch’ qui s’passe.
 » Acoute, qu’i dit Cafougnette, ch’ matin in m’levant , j’ai pété un bon coup et j’ai tué min tchien ».

Traduction!:

Une fois, au fond de la fosse, les camarades de Cafougnette, ont voulu lui faire une farce au moment du casse-croûte.
Il y en a un qui a mis une balle de rivolver entre ses tartines.
Comme c’était un gourmand, Cafougnette a tout avalé et ils n’ont pas eu l’occasion de rigoler.
Le lendemain, Cafougnette arrive tout triste à la fosse et ils croient qu’il a mal digéré.
Son copain lui demande ce qui se passe.
« Ecoutes, dit Cafougnette, ce matin en me levant, j’ai pété un bon coup et j’ai tué mon chien ! »

( 24 mars, 2008 )

La reproduction des hérissons

In classe ed’ sciences naturelles, ch’professeur d’minde à Cafougnette :- Peux-tu me dire comment se reproduisent les hérissons ?
- In f’zan très attention M’sieur…

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